Froid…

Mes amis me manquent.

De nature “ours mal léché qui limite ses sorties dans le monde”, les réseaux sociaux sont un moyen efficace pour moi de rester en contact avec mon entourage.

Sauf que j’ai disparu un jour sans prévenir, et que je ressens de plus en plus le besoin de retrouver mon petit monde.

Mais il est encore beaucoup trop tôt…

Cela fait des mois que je me fais discrète, rien que dans mon immeuble. Plus de nom sur la sonnette, plus de nom sur la boîte aux lettres, ma voisine pensait d’ailleurs que j’avais déménagé. J’ai changé de numéro de téléphone durant l’été, et mon courrier est transféré ailleurs.

Mais le répit que cela m’a apporté ne fut que de courte durée et la paranoïa a remplacé la sérénité suite à un événement inattendu. J’ai clôturé mes comptes sur les réseaux sociaux et ma boutique en ligne. J’ai juste disparu.

Curieux non ? Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour adopter un tel comportement ? Me suis-je mis hors la loi, et me cache pour échapper à la justice ? Y a-t-il un contrat sur ma tête ? Suis-je poursuivie par la mafia ?

Rien de tout cela ! Un escroc s’est installé dans mon immeuble et m’a volé un chéquier dans ma boîte aux lettres. Après s’en être largement servi pour acheter des biens via le net, en se faisant passer pour un membre de ma famille et en récupérant les colis dans ma boîte, c’est Bibi qui récolte les merdes: courriers, appels téléphoniques, mails de plainte et de menace, allant jusqu’au harcèlement de la part des vendeurs bernés.

La banque peut bien leur expliquer que les chèques reçus ne peuvent être encaissés au motif  de vol et utilisation frauduleuse, ils ne l’entendent pas ainsi et tentent coûte que coûte de retrouver le propriétaire pour lui dire leur façon de penser !

Après un premier épisode cet été qui m’a donné des sueurs froides, le dernier zozo qui m’a contacté m’a poussé à la crise d’hystérie. Il m’a tellement foutu la trouille que j’ai disparu juste après et que depuis lors je suis complètement parano !!

Je n’ai pris le temps de prévenir personne. Les jours qui ont suivi ont été pénibles et mes pensées délirantes. Changer de nom, changer de ville, partir, fuir. AU SECOURS !!

Finalement j’ai pris un pseudo et suis retournée sur mon réseau social préféré, celui-ci m’offrant le loisir d’un jeu qui me détend énormément. Il n’était pas question de dévoiler ma nouvelle identité à l’un de mes proches et donc de chercher à reprendre contact via ce compte. Mais les semaines passant ça a commencé à être dur et mes amis me manquaient. J’ai alors osé envoyer un message à une personne, puis deux, puis trois… “Coucou c’est moi, chut !”.

Mais je me sens ridicule, maladroite. C’est quand même pas simple de revenir sous un faux nom, surtout quand vous l’avez pris pour vous protéger et passer incognito. Il sert à quoi si tout le monde le connaît ? Et puis question simplicité on a fait mieux. Je veux retrouver mes amis, ma famille, sans avoir à justifier une identité qui sort d’ils ne savent où.

Les quelques personnes que j’ai recontacté ont été surprises. “T’avais disparue, t’étais plus dans mes contacts, plus de nouvelles…” Certains s’amusent du nom que je me suis choisi, d’autres posent des questions. Et je me justifie…

Culpabilité, insécurité, injustice, impuissance… Vivement que je décroche de tout ça !!

S.O.S viol de vie !!

6 mois, et une fois de plus on me retourne le couteau dans la plaie.

Situation: il y a presque 2 ans je me suis installée dans une résidence, dans un quartier pas trop dégueu de ma ville natale. 3 mois plus tard je constatais une effraction de ma boîte aux lettres. Et ce n’était que le début…

Les choses n’ont fait qu’empirer, et pas seulement pour moi: une voisine a dû remplacer la porte de sa propre boîte aux lettres, qui pouvait être vandalisée jusqu’à 3 fois par semaine. Une voiture a été cambriolée ainsi qu’un appartement du rez de chaussée. Des ouvriers, venus l’été dernier poser du carrelage dans les couloirs, et dont le camion était dans le parking de la résidence, se sont vus dépouillés de l’argent qu’il contenait. Plusieurs garages ont été pillés de tout ce qui peut être revendu, même s’ils étaient fermés à clé.

L’agence qui gère la résidence est impuissante et le peu de solutions qu’elle met en place ne servent à rien. Nous ne le savons pas encore, mais le ver est dans le fruit.

Pendant ce temps, ma boîte aux lettres continue d’être régulièrement visitée, ainsi que mon garage. Je ne fais désormais plus  déposer aucun colis dans la première, et n’entrepose rien dans le second.

Mais ça se complique…

Au printemps dernier je découvre que des chèques, pour une valeur de 220 €, ont été débités de mon compte en banque. Le problème: je n’ai pas de chéquier !!!

Je me rends à la banque où j’apprends qu’un chéquier m’a été envoyé par courrier, chez moi, il y déjà plusieurs mois. Je ne l’ai jamais reçu. Cela explique pourquoi ma boîte aux lettres continue d’être ouverte alors qu’a priori rien ne pouvait plus intéresser le voleur !

N’attendant pas de moyen de paiement, je n’avais donc aucune raison de m’alarmer. Le pillard s’est donc servi, et a attendu les beaux jours pour faire ses courses à mes frais.

Je file à l’hôtel de police où je porte plainte: vol et utilisation frauduleuse de chéquier, puis donne les justificatifs à la banque. Affaire classée, allez, d’ici une bonne semaine je m’en serai remise…

Mais ce n’est que le début d’une long calvaire. Un chéquier tout neuf à écouler, ça peut mettre du temps ! Je commence à recevoir des courriers de la banque: rejets de chèque, avec les dates, les sommes… Pas de panique: ce sont des envois automatiques, il ne peut rien m’arriver puisque j’ai fait les démarches nécessaires. Mais quand même, ça fait mal !

Je reçois aussi des courriers: Monsieur X qui a reçu un chèque qu’il ne peut encaisser et qui me le renvoie: maintenant c’est certain, il ne s’agit pas de moi, cette écriture, et pire encore, la signature, ne sont pas les miennes !!!!!

Je craque, j’aimerais que cette histoire appartienne au passé et ne plus en entendre parler…

Un autre courrier m’arrive: la personne me dit qu’elle ne peut encaisser le chèque car il y a opposition dessus pour utilisation frauduleuse, et me demande comment je vais le payer. Et puis quoi encore ?

Mon père m’appelle un jour pour m’informer qu’un homme l’a contacté par 2 fois pour les mêmes raisons. Je n’en reviens pas: ce mec est allé jusqu’à fouiller dans l’annuaire pour me retrouver !

Au bout de 3 mois c’est par téléphone que ça se passe: une banque m’appelle, son client a reçu un chèque, la conseillère a pris connaissance du problème et l’en a informé, mais souhaitait m’en parler, pour s’assurer qu’il s’agissait bien du litige en question. Ok…

A peine ai-je raccroché que mon téléphone sonne à nouveau: c’est ledit client ! Ce monsieur me pose le truc: il a trouvé mon numéro sur internet (j’ai une boutique en ligne), d’après lui j’ai acheté un jeu sur un site internet, c’est mon fils qui a fait la transaction par téléphone et le colis a été envoyé chez moi. Là je tombe des nues… Et d’abord, je n’ai pas de fils !

Il me donne des détails, m’explique que le jeune homme qui lui a acheté son bien l’a contacté par téléphone, en numéro masqué, a voulu conclure l’affaire tout de suite, sans laisser son numéro de téléphone ou un message de confirmation. Il donne mon nom de famille et mon adresse, correspondant donc à ce qui est écrit sur le chèque de règlement qui suivra.

Intraçable…

Dans ma tête c’est la folie: ma boîte aux lettres continuellement défoncée, une conversation avec mon voisin de pallier qui m’a dit un jour qu’il avait chopé un gars de l’immeuble en train de voler du matériel dans son garage, qu’installé depuis plusieurs années il a constaté que les problèmes ont commencé quand celui-ci a emménagé, qu’il est très bien connu des forces de police pour ce genre d’histoires…

Tout ça mis bout à bout, en plus de ce que la personne que j’ai au téléphone m’apprend, font des coïncidences trop nombreuses.

Je suis toujours au téléphone, le vendeur ne me lâche pas, il a du mal à croire à cette histoire et s’assurer que je suis de bonne foi. Je lui raconte tout ce que je sais, j’ai d’autres preuves sous les yeux, et comme lui, les vendeurs sont choisis à plusieurs centaines de kilomètres de ma ville. 20 mn plus tard nous en restons là.

Enfin, pas tout à fait: pendant près d’une semaine il m’envoie des sms quotidiens pour savoir si la police a des pistes, si elle va faire quelque chose etc…

Je craque. Je sais très bien qu’il ne reverra ni son argent ni son bien, mais puisqu’il ne veut pas m’entendre, je vais lui dire avec les mots de la police. Je retourne les voir, et sur les conseils d’un avocat, je me présente à l’hôtel de police pour porter plainte pour usurpation d’identité.

L’agent qui me reçoit pouffe. Face à ma détresse, aux sanglots dans ma voix, aux courriers des autres vendeurs, il se moque de moi, m’envoie balader. Il aurait fallu que je prenne le voleur la main dans le sac pour me pouvoir déposer une plainte. Je n’ai que des soupçons ? Alors au revoir mademoiselle !

Mais quelqu’un me harcèle ! Je m’en sors comment ? “Vous lui dites que vous avez fait les démarches auprès de la police et de la banque contre le vol du chéquier et que cela ne vous concerne donc plus. Il n’a qu’à déposer plainte contre X pour le vol de son bien. Et s’il continue de vous ennuyer, dites lui que vous porterez plainte contre lui.”

J’envoie un sms à mon correspondant: “je sors de l’hôtel de police, j’ai fait le nécessaire de mon côté donc je ne suis plus concernée, laissez moi tranquille.”

Le sms que je reçois en réponse prouve à quel point il est énervé et ne veut pas lâcher l’affaire. Il veut ses 37 € !!!!

Comment lui expliquer que ce ne sont QUE 37 € ? d’autres personnes ont reçus des chèques allant jusqu’à 165 €, alors prends ta leçon et passe à autre chose mon gars !!

Je ne lui explique rien du tout, je prends peur face à sa réaction. Dans une heure j’aurai changé de numéro de téléphone, je ne prendrai pas le risque que d’autres vendeurs-victimes me contactent.

C’est la fin de l’été. Je ne reçois plus de courriers de la banque depuis quelques semaines et m’en trouve soulagée. Mais ce n’est que pour reprendre de plus belle: plusieurs lettres par semaine, contenant les dates et montant de plusieurs chèques à chaque fois… Ca ne finira donc jamais !!

Je croise mon voisin de pallier un peu plus tard qui me demande si je suis toujours embêtée. Je lui résume très vite la situation et lui de conclure: “Rien d’étonnant, il a fait de la prison cet été !”.

Depuis, le chéquier est largement utilisé, et il y aune semaine ou deux j’ai cru qu’il était enfin épuisé… Mais encore aujourd’hui je suis obligée d’admettre que ce n’est pas fini: cette fois quelqu’un a appelé chez mon frère pour me retrouver et se faire payer.

Je craque (3e volet).

Un salaud qui vit tout près de chez moi, des représentants de la justice qui regardent ailleurs quand je demande de l’aide, des personnes dupées, et pourtant informées du problème par leurs banques, qui se comportement comme des connards au point d’emmerder ma famille…

Début 2010, après plusieurs drames, des échecs professionnel et personnel, et supportant un lourd passé de dépression chronique, j’ai essayé de m’ôter la vie. Le retour à la vie en société m’a été très pénible et je fournis encore de nombreux efforts pour ne pas lâcher prise.

N’ayant plus les moyens de garder mon appartement j’ai atterri ici. Nouveau cadre, nouvelle vie, nouveau départ…

Quelle blague.

Je m’accroche toujours à l’idée que c’est bientôt fini: le voleur doit enfin être venu à bout du chéquier, et d’après mon voisin de pallier il doit retourner au frais le mois prochain. Il ne me reste plus qu’à attendre le 1er janvier prochain, date à laquelle mon compte en banque sera clôturé définitivement !

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On imagine pas les conséquences qu’un vol de chéquier peut avoir… Pensée à tous ceux qui sont victimes du vol de leurs moyens de paiement, et davantage aux victimes d’usurpation d’identité (plus de 200 000 en France par an), je n’ose même pas imaginer le cauchemar que vous devez vivre !!!!!!!!!

Au coeur de la nuit…

… terreur nocturne.

La seule idée d’éteindre la lumière et de me coucher me fait peur une fois de plus. Et je ne peux toujours pas l’expliquer.

La fatigue finira par l’emporter, mais demain ce sera plus dur que d’habitude.

Allez, courage !

En parler ça soulage, sauf que je ne peux pas le faire. Option de repli: l’écrire ici, où anonymement, discrètement, quelques personnes y feront attention. Et c’est tout.

Je fais quelque chose que j’aime beaucoup à l’instant, et ma tête est ailleurs. Même là je n’arrive pas à me concentrer tellement ça m’empoisonne.

Je fais le point et ça me fiche la trouille. J’ai les boules. Rien n’a changé, il n’y aucune amélioration dans ma vie, dans mon corps.

Pire: je vois le temps défiler, les choses et les gens changer, évoluer, et  je suis comme un mannequin dans la vitrine d’un grand magasin qu’on affuble des dernières fringues à la mode et qu’on oublie, que les passants regardent plus ou moins avec distraction, tandis que le paysage, les saisons défilent sous mes yeux et que je ne bouge pas d’un poil.

J’ai des choses plein la tête. Trop, beaucoup trop pour une seule tête. Hier je me suis surprise à sortir LES mots: rien n’a changé depuis l’année dernière ! En face la réponse fut: “je sais, je le vois bien.” Je le cache donc si mal que ça… A quoi ça sert de faire des efforts alors ?

Avant j’étais heureuse pour les autres quand il leur arrivait quelque chose de bien, maintenant je me sens juste un peu plus mal à chaque fois. Je n’arrive toujours pas à me projeter dans l’avenir, même à 6 mois, ma situation actuelle me donne la chair de poule et rien de mon passé ne parvient à me remonter le moral. Ce n’est que regret et chagrin.

J’ai toujours peur de prendre la mauvaise décision en toute circonstance. Résultat: soit je ne fais rien, je panique, soit je prends une décision trop ou pas assez réfléchie. Dans un cas comme dans l’autre j’en paie le prix.

Rien n’a changé: je suis toujours aussi mal dans ma peau, dans ma tête, dans ma vie.

Je me suis éloignée de mes amis, de mes proches, j’ai honte, je redoute les questions du genre “qu’est-ce que tu deviens ?” “tu as trouvé du boulot ?” etc. Les trois dernières expériences ont été catastrophiques et ont largement diminué mes chances d’en retrouver. Peur de l’environnement de travail, des responsabilités, des tâches à accomplir, des collègues et de la hiérarchie ? Déjà vu…

Je me suis faite une remarque il y a quelques semaines: je n’arrête pas de penser à un homme avec qui j’ai vécu une passion énormissime. Je suis sûre d’avoir pris la bonne décision (ah bon ??) en le quittant, mais je ressasse tout le temps cette période de ma vie. J’étais entourée, je voyais du monde, je passais du bon temps, je me faisais des amis, j’étais amoureuse, je vivais plein de choses. J’ai beaucoup souffert et malgré tout, tout ça me manque. Depuis ce temps là je n’ai jamais éprouvé de sentiments aussi forts pour quelqu’un. Je n’ai jamais plus eu de projets avec une autre personne. Depuis, cet homme là a refait sa vie, il est heureux ! Ce qui m’énerve ? Après avoir constaté qu’on était plus sur la même longueur d’onde, lui a su rebondir, évoluer, je l’ai même aidé pour ça. Il aurait dû m’arriver la même chose. J’aurais pris un nouveau départ, ma vie aurait pris un tournant et je serais passée à autre chose.

Oh oui ils s’en sont passées des choses depuis. Un autre homme avec qui j’ai passé une année géniale puis encore un nouveau travail, un autre appart, un autre mec.

Et entre temps un énorme craquage, il y a un an et demi. Il m’a fallu des mois pour remonter la pente après cet épisode. J’ai dû réapprendre tellement de choses du quotidien qui me faisaient paniquer, que je pensais insurmontables !

Arrive enfin LE boulot. Six mois de train-train, le rythme bateau de monsieur et madame tout le monde. Et puis crac. Une fois de plus… S’en sont suivies des galères et une situation qui n’a fait qu’empirer. Ma dernière opportunité a été avortée au bout d’une demie journée après laquelle j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Depuis je n’y arrive plus.

Dans 29 jours j’aurai 30 ans et je trouve ça très moche, très triste.

Je continue de pleurer. Je vis au crochet de mes parents. Mon petit ami fait preuve d’un calme et d’une compréhension incroyables face à ce qui m’arrive et au comportement plus que perturbant que je peux avoir, oscillant entre moments de bonheur tranquille, et longues durées de dépression.

Je ne vis pas. Je survis. Je m’accroche tant bien que mal à la malheureuse planche qui m’empêche de couler. Et je sais même pas pourquoi je fais encore ça.

Je lis, beaucoup par moments. Un peu de tout, mais davantage des livres “pratiques” pour organiser ma vie, mon espace de vie. Sur le moment ça me donne une impression de légèreté, de possibilité d’agir. Puis ça retombe.

J’ai réaménagé mon appart, je jette beaucoup de choses, le plus souvent possible, pour ne plus encombrer mon petit nid, ni ma tête. E-PU-RER !! Faire le vide. C’est vrai que ça aide dans un sens. Ne plus avoir les choses sous les yeux en permanence permet de ne pas ressasser aussi souvent. Mais il y a des limites à tout.

Je fais le strict nécessaire pour garder un semblant de rythme de vie normale. Le reste du temps je vis en retrait, dans ma cage dorée, ou par procuration. J’abrège les rencontres, les retrouvailles ou les rassemblements, j’évite les contacts et les lieux fréquentés, je me fais toute petite pour qu’on ne me voit pas.

Je rêve. Ca oui, je rêve. Mais mes rêves ont la limite de l’argent, car on ne peut plus faire grand chose gratuitement. Mes 30 ans ? Je ne pourrai même pas les fêter… Et je ne parle pas d’une fête avec des amis, où j’organiserais un truc sympa pour marquer le coup. Non, non, rien qu’avec ma famille ce ne sera pas possible, même eux je ne pourrai pas les réunir autour de moi à cette occasion. Alors je continue de rêver à ce que j’aimerais faire si j’avais une pièce au fond de ma poche, si j’avais assez de force pour assumer un emploi… Et je me remets à pleurer parce que ça ne fait que remuer le couteau de ma plaie de l’échec, de l’impensable.  Cercle vicieux de m** !!

Entre deux moments d’abattement je reprends le dessus, j’arrive quand même à faire une bricole. Mais c’est une goutte d’eau dans la mer, et je me trouve parfois pitoyable quand je réalise que j’ai besoin de me répéter “c’est bien, au moins je l’ai fait, c’est bien, j’y suis arrivée.” Voilà où j’en suis…

L’avenir ne s’annonce pas terrible, et y aura des jours où ce sera pire. Tous les jours (où presque) j’ai envie d’y croire, tous les jours je me dis qu’il ne faut pas abandonner au risque de rater quelque chose de formidable comme ça a déjà pu arriver dans le passé. Foutu espoir à la c** va !!

Edit 23h31 :  qui est-ce qui recommence à stresser le soir quand il faut aller se coucher ? Depuis 3 semaines, à moins d’être complètement nase et de sombrer vite fait, c’est galère pour Bibi…

Dépression, une vraie maladie

Ceux qui en souffrent ne l’expliquent pas, pour les autres elle n’existe pas. Une douleur au plus profond de soi souvent vulgarisée par l’entourage, honteuse et dont la prise en charge est à elle seule un combat.

Malade ou accompagnant, vous trouverez sur ce site une foule de renseignements et de réponses concernant la dépression, ses symptômes, les traitements, le comportement à adopter, les habitudes à perdre.

www.info-depression.fr

Oh la belle prise

Trempette express pour les nouveaux arrivants.

Il en manque quelques unes, elles sortiront à la nuit tombée. Patience…

Litha

Depuis Ostara elles ont littéralement envahi l’espace, ont poussé et se sont épanouies sous le soleil et la pluie. Voici donc un extrait de ce que sont devenues les plantes aromatiques arrivées en mars dernier.

Aujourd’hui cueillette: Valériane, absinthe, marjolaine, mélisse citronnée et menthe poivrée ! Prochaine étape: le séchage.

 

ET des joyeuses fêtes de Litha à vous tous !!!

Château Fort de Sedan

Le Château Fort raconte son histoire à travers l’Historium. Véritable centre d’interprétation sur la vie quotidienne et l’architecture militaire au Moyen-Âge, il est jalonné de différentes scènes de vie relatant le quotidien des princes, soldats ou domestiques sous la Principauté.

La visite commence par les fondations du château, pour finir dans la cour intérieure. A l’aide d’un document et de panneaux, nous suivons l’évolution du fort à travers les siècles.

De la Salle au Rocher jusqu’au Passage entre les Deux Tours, en passant par le Bastion des Dames, la Première Salle de Garde ou la Salle Turenne, voici un échantillon de cette enrichissante balade au coeur du plus grand château fort d’Europe du Moyen-Âge.

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Evrard de La Marck, riche seigneur Allemand, prit la décision de bâtir un château fort dans les années 1420 à Sedan. Ce château primitif qui avait alors une forme triangulaire, a été agrandi par la suite. Le promontoire sur lequel il fut construit servit de carrière.

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La Salle au Rocher

Côté de la Casemate Inférieure du Bastion du Roi constitué de roche à l’état brut.

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Le Grand Châtelet

Une des entrées du château. Plusieurs fois modifiée, la porte actuelle date du 19e siècle.

Une plaque commémorative de la 1e Guerre Mondiale, à gauche,

rappelle que le château a été utilisé par les Allemands comme prison et lieu d’exécution.

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Le Palais des Princes

Construction du 17e siècle sous Henri de la Tour d’Auvergne, alors Prince de Sedan

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Les Tours Jumelles

Entrée du château bâti par Evrard de la Mark entre 1425 et 1430.

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Arbre généalogique des La Marck

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Représentation de La Science et Les Arts

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Plaque funéraire avec inscription en gothique

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Retrouvez le château et son histoire: http://www.chateau-fort-sedan.fr/

L’Almanach de la Sorcière

Chaque jour nous offre une chance…

Mais laquelle ? Grâce à l’Almanach de la Sorcière,

apprenez quels sont les moments propices à l’amour,

au travail, à la création, à la santé, et mille autres sujets.

Et comme une petite aide magique ne se refuse jamais,

une recette de sorcellerie nous est proposée à chaque étape.

Jour après jour, l’Almanach de la Sorcière nous accompagne

au fil des saisons, en nous rappelant

que la nature est à notre disposition.

Une somme impressionnante: plus de 400 pages

pour devenir une parfaite Sorcière…

Un grand merci à Marie pour ce merveilleux cadeau, très très beau, illustrations et “recettes” fort sympatoches !!

(Feuilletez-le sur www.amazon.fr)

Remise en cause

Cela fait trop longtemps que j’y pense, il est temps d’en parler, ou de l’écrire.

Hier soir j’en ai pris la décision. Même si ça ne changera rien à la situation…

J’ai commencé par me demander ce que je vaux, pour moi et aux yeux des autres. En répertoriant les propos de mon entourage, il apparaît que mes plus grandes qualités soient la sensibilité et la générosité. Et j’ai recommencé à pleurer…

Je n’ai aucun diplôme, pas de travail, aucun talent.

J’ai énormément de difficultés à entretenir des relations, amicales ou amoureuses.

Je manque de courage, suis feignante.

On m’a donné un toit, un voiture. Je n’ai rien acquis par moi-même. Vous regardez ces quelques meubles ? Oui je me les suis offerts grâce à mon dernier emploi. Et après ? Ils ne représentent vraiment pas grand chose…

Alors… sensible et généreuse sont des mots qui ne m’apportent aucun réconfort. Tétanisée par ma douleur je n’arrive pas à comprendre, à réagir et à décider de ce que je dois faire. Toutes les preuves d’affections dont je suis capable sont matérielles, je ne trouve pas d’exemple où j’ai pu faire quelque chose pour quelqu’un autrement.

Je vis dans une cage dorée qui perd de sa splendeur.

J’ai tellement pris l’habitude de vivre sans rien faire, d’avoir une hygiène de vie inexistante que je ne sais même plus comment rattraper ça. Je n’ai aucun horaire pour rien. Je dors quand j’ai sommeil, mange quand j’ai faim… Et si je me sens seule ou étouffée chez moi, je sors, généralement pour aller chez mes parents.

Voilà ma vie.

Je fréquente quelqu’un dont je ne suis pas amoureuse et qui s’entête à rester avec moi parce que, je cite: “t’as beau être très chiante parfois, je ne trouverai jamais une fille comme toi !”

Une fille comme quoi ? Qui ne gagne pas sa vie ? Qui n’a rien réalisé alors qu’elle a bientôt 30 ans ? Qui vit grâce à ses parents ? Qui décline la moitié des invitations qu’elle reçoit par peur de sortir voir du monde et de quitter le confort de son appartement ? Qui est tellement bordélique qu’elle n’est même pas fichue de garder son appart tout le temps impeccable ? Qui échoue à chaque fois qu’elle entreprend quelque chose personnellement ou professionnellement ? Qui a une santé et un moral en dents de scie ? Qui peut se montrer odieuse juste parce qu’elle est contrariée ? Qui refuse de prendre davantage de responsabilités et devenir raisonnable ? Qui ne sait pas s’ouvrir aux autres en faisant la part de ce qu’elle peut partager ou pas ?

Je ne sais rien faire, pour moi ni pour personne.

J’étouffe. J’ETOUFFE !!!!

Il y a des choses sur lesquelles on peut travail, et d’autres qu’il faut accepter. LESQUELLES ?? Comment savoir dans quelle case mettre les unes et les autres ? Par quoi, par où commencer ? Et comment ??

Je me noie dans une goutte d’eau amère…

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