C’est quoi ce coup de blues qui m’envahie ce matin ?
Après une énième nuit de m***, la première chose que j’ai eu envie de faire en ouvrant les yeux fut d’envoyer un sms à mon ex. Erreeeeeeeur !
En même temps, j’en ai marre de rêver de lui depuis quelques mois. Une fois c’est lui qui me déclare une flamme incendiaire, une autre fois c’est moi qui reviens vers lui… Oh la, non mais ça va pas ?! Comme si j’avais oublié pourquoi on n’était plus ensemble depuis tout ce temps !!! Non, c’est bon, je le sais. On avait beau être fou l’un de l’autre, c’était engueulade quotidienne, incompréhension et tout un bordel environnemental franchement pas optimal.
Pourquoi je l’ai quitté ? parce que j’ai fini par baisser les bras face à un homme opportuniste, menteur comme un arracheur de dents, égoïste, incapable de se prendre en charge à presque 30 ans. N’allez pas croire, il avait des qualités et on a passé de merveilleux moments. Mais en pesant le pour et le contre, ben c’est le contre qui a largement gagné !
Et quand on traverse une période difficile et que la personne qui partage votre vie n’est pas foutu de vous soutenir, vous engueule parce qu’il ne veut pas comprendre, on peut déjà penser que ça va pas durer…
La dernière fois que je l’ai vu, il m’a prouvé e quelques jours qu’il n’avait pas du tout changé et la déception a fini d’enfoncer son clou dans le mur de mes lamentations.
Il semble heureux désormais, et a même retrouvé quelqu’un (et quand je vois la tronche du machin je me dis qu’il a dû perdre la vue à un moment donné, c’est pas possible ce qu’elle est moche !).
De mon côté j’ai même gardé contact avec quelques uns de ses meilleurs amis, qui n’ont pas hésité les mois suivant notre rupture à me dire ce qu’ils pensaient de notre couple.
“Nous on le connait, et puis c’est un pote, on tolère, mais toi, adorable et fragile comme tu es, comment t’as fait, pourquoi t’es sorti avec lui ??!!”
Ah oui, le mec opportuniste ne l’est pas qu’avec sa nana. Sa mère, son ex, moi, et je suppose sa copine actuelle , on en fait les frais chacune notre tour. Malheur à celle qui tombe sous le charme du beau gosse qui entourloupe son monde parce qu’il a la tchatche. L’illusion dure assez longtemps pour que ça prenne. Même les copains y passent. Le mec n’a pas de scrupule.
Mais les souvenirs ont la vie dure. On se souvient de tout ce qui nous faisait hérisser les cheveux sur la tête (je vous épargne les détails à propos de la belle-famille !!), mais aussi de tout ce qui faisait notre bonheur. Et puis merde, bâtir autant de choses, les consolider, faire des projets d’avenir pour voir tout s’écrouler aussi vite, ça fait quand même chier !!
Adieu facilité, sécurité, routine oserais-je presque murmurer…
L’est toute cassée la fille là ! Ben oui, la fleur bleue romantique est désormais incapable de tomber amoureuse et d’envisager le moindre petit bout d’avenir avec un mec au-delà d’un mois ou deux, sait pertinemment qu’elle ne tentera plus jamais de vivre avec quelqu’un, et a fait une croix définitive sur le mariage et la vie de famille.
Vous pensez que c’est un peu rude ? Il se trouve en fait que j’avais déjà fait un bout de ce chemin avec mon fiancé quelques années plus tôt, et dans le genre Happy End on a vu mieux !!! Ca m’avait refroidie, et jusqu’à rencontrer le beau parleur je vivais mon célibat avec épanouissement, ne voulant plus entendre parler de vie de couple. Et Paf le chien, je tombe amoureuse, incapable de me raisonner, partageant mon idylle avec un beau brun fou de moi…
J’ai voulu y croire, de toutes mes forces, mon homme ayant les mêmes désirs. Trop bien. Et puis, une fois que j’ai gratté le vernis, il était trop tard, j’étais folle de lui et pas bien heureuse.
Ca n’a pas été facile de le quitter… Mais il le fallait. Je m’étais promis depuis ma première histoire de ne plus me faire entraîner vers le bas, de me la jouer perso genre “c’est lui ou moi”. Je l’ai aidé à partir, à trouver sa voie, je l’ai encouragé et ça a payé parce que très vite j’ai senti qu’il s’était épanouie là où il avait atterri. Heureuse pour lui, soulagée, je me souviens pourtant encore de mes larmes pendant notre conversation téléphonique, frustrée d’avoir dû sacrifier mon couple pour arriver là.
Aujourd’hui il s’est totalement défait de moi, au point de presque me rembarrer quand j’ose prendre de ses nouvelles. Le mec oublie vite.
Je n’ai rien à regretter, j’ai top souffert de notre histoire, de son contexte. Mais ce matin je suis nostalgique. De lui, de nous ? Oui un peu dans un sens. De tout ce que j’ai perdu en tout cas. Pas tant les amis ou le mec en lui même, mais ce qui s’est brisé en moi et qui m’empêche d’être bien avec quelqu’un maintenant.
Parce que les mecs ce n’est pas ce qui manque dans ma vie. Entre temps j’ai vécu de très bons moments avec quelqu’un aussi trouillard de s’engager que moi, aussi brisé et qui malgré notre attachement mutuel refuse d’aller plus avant (pourtant c’était loin d’être une passade).
Pire, je fréquente un homme depuis presque 10 mois ! On a presque tout pour être un couple parfait et durable. Aussi casanier l’un que l’autre, ayant chacun notre appart même si on passe quasiment toutes nos nuits ensemble, très peu d’entourage (pour lui c’est à la limite du néant…), très bien intégré dans la belle-famille l’un de l’autre, ayant des plaisirs simples… Elle est pas belle la vie ?! Beeeen, bof. Ca me manque d’être amoureuse, de faire des projets, d’avoir une complicité comme je l’ai déjà eu auparavant. Et puis, on est très attaché, on tient énormément l’un à l’autre, mais on ne peut pas parler d’amour, il n’y en a pas !
Franchement, à presque 30 ans, je ne me vois pas continuer comme ça très longtemps. C’est creux, un peu fade, et ça ne nous empêche pas d’avoir des prises de tête comme les autres !! Non, je peux l’affirmer, ce n’est pas l’homme de ma vie. Sauf que celui auquel je fais allusion doit autant exister que le Père Noël finalement.
Alors continuez de vous installer, de vous marier et de faire tout plein de bébés, parce qu’il ne faut pas compter sur moi pour donner des enfants au pays.
En attendant je vais reprendre un jus d’orange, sans retirer la pulpe parce que je suis une dingue, et pour dire Fuck à la grippe je prendrai pas de paracétamol et je remettrai pas un pull, na !